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Tendances émergentes dans le domaine de l'immobilier

Bruxelles est-elle un marché ennuyeux ?

L'immobilier n'est plus seulement une question de localisation et de prix, mais aussi de connectivité et d'infrastructure numérique. Les frontières entre les secteurs disparaissent, les propriétés à usage mixte devenant la norme.


Bruxelles peut-elle être perçue comme un marché ennuyeux ?

Le marché immobilier bruxellois n'est pas sujet à des fluctuations spectaculaires qui font la une des journaux. Ce n'est pas un méga-marché comme Londres, Paris ou même Amsterdam. Bruxelles est du type fort et silencieux : sa force réside dans sa stabilité dans le temps. 

Sa résilience s'est manifestée lors des crises financières des dernières décennies. La Belgique a été largement épargnée par la chute des prix de l'immobilier dont ont souffert les autres grands pays européens et elle bénéficie de prix de location raisonnablement stables.

Le marché bruxellois est peut-être ennuyeux, mais il est stable, ce qui en fait un endroit sûr et fiable pour parquer un investissement. Il n'y a rien d'ennuyeux à cela. 

Beaucoup de gens vivent trop loin de leur lieu de travail. Il y a une forte mentalité anti-urbaine. Pour de nombreux Belges, posséder une maison individuelle avec un peu d'espace vert dans le quartier où ils ont grandi vaut toutes ces heures passées sur la route.


Perspectives pour demain

Certains investisseurs ont du mal à s'enthousiasmer pour la ville de Bruxelles et, selon l'enquête 2019 de l'Urban Land Institute (ULI), son mauvais classement s'est à peine amélioré. La plupart des inquiétudes portent sur l'instabilité politique et les questions de mobilité.

Selon un récent rapport de l'UE, la mobilité en Belgique souffre d'un investissement public insuffisant dans les infrastructures, d'incitations fiscales qui faussent la concurrence et d'un manque de concurrence dans les services de transport, ce qui provoque d'importants embouteillages et entrave la productivité et la croissance.

Notre système politique complexe fonctionne en grande partie à notre détriment en ce qui concerne l'alignement des différents niveaux de pouvoir sur les questions de mobilité, qui sont essentielles pour que Bruxelles puisse suivre le rythme de villes prospères comme Amsterdam et Vienne.


La force du marché immobilier belge réside dans sa stabilité relative

Dans l'ensemble, nous restons optimistes quant aux perspectives des marchés immobiliers belges tout en étant conscients des risques potentiels. La baisse des taux d'intérêt, conjuguée à la diminution des niveaux de financement par l'emprunt et à la baisse de l'offre de biens immobiliers sur la plupart des marchés mondiaux, tempérera les effets d'un ralentissement. 

Les secteurs de la logistique et du commerce de détail continueront à connaître des changements structurels importants en raison de l'augmentation des ventes en ligne. L'approche de la vente au détail est très prudente.

Les espaces de bureau sont plus stables, mais restent soumis à des changements structurels en raison des technologies de travail flexibles, des différents régimes fiscaux et des problèmes de mobilité.

L'immobilier n'est plus seulement une question d'emplacement et de prix, mais aussi de connectivité et d'infrastructure numérique. Les frontières entre les secteurs disparaissent, les immeubles à usage mixte devenant la norme. L'obsolescence est une préoccupation croissante pour les propriétaires d'actifs dans le monde entier, dans un contexte d'évolution rapide de la technologie, de la démographie et des normes sociales. Les nouvelles générations deviennent des travailleurs et des consommateurs, et des valeurs et des choix sociaux différents influencent la façon dont les gens vivent, travaillent et se divertissent. Par conséquent, pour rester pertinent, l'immobilier devra offrir les commodités et les expériences que l'utilisateur final souhaite.